LES TALLIS SCHOLARS
REVUE DE PRESSE 2005


Irish Times, Juin 2005

… Le groupe des Tallis Scholars a fait la démonstration de son incomparable talent au congrès des interprétations a capella.



Irish Examiner, Juin 2005

Contrairement à tant de spécialistes de musique ancienne, Peter Phillips n'exige pas de ses interprètes cette tonalité pour ainsi dire blanche, ce manque de vibrato, ce côté désincarné qu'affectionnent tant de chefs de chœur dans l'espoir de parvenir à une intonation parfaite. Parce qu'il laisse les chanteurs utiliser un vibrato très discret, la tonalité de ce groupe célèbre est chaleureuse, riche et expressive.



The Liverpool Daily Post,
Juillet 2005

Ce concert fut aussi fascinant que le sont toujours leurs récitals. On y trouvait du drame, des motifs musicaux complexes, ainsi que la beauté pure et simple du son. Les dix voix, parfaitement équilibrées remplissaient tout l'espace.



International Record Review,
Mars 2005


La qualité du chant est somptueuse, même pour des musiciens comme eux, dont les critères d'excellence sont à nuls autres pareils.



Si ma vie pouvait inclure de chanter régulièrement des œuvres aussi enchanteresses que la Messe en quatre parties de Monteverdi publiée en 1650, je serais fou de joie, surtout si mes concerts atteignaient les sommets de beauté, de subtilité et de force que nous avons atteints lors du concert donné au St.John Smith's Square. Huit voix, deux par deux qui se mêlaient et s'entremêlaient, des syllabes accentuées qui dégringolaient sur les portées comme autant de carillons, des rythmes coupés et dansant sur des mots comme Hosanna in Excelsis : un pur bonheur ! Pendant ce concert à St. John, les Tallis Scholars ont prêché devant des convertis, des milliers de convertis, tassés les uns contre les autres pour entendre les qualités habituelles de l'ensemble : clarté, intensité, calme serein.



The Oregonian, Mardi 6 décembre 2005
James McQuillen

En plus de trente années de concerts et de douzaines d'enregistrements, les Tallis Scholars ont entraîné leur auditoire à travers de vastes étendues du répertoire de chant choral Renaissance, depuis les œuvres relativement obscures de Jacob Clemens non Papa et d' Alphonso Ferrabosco l'ancien jusqu'aux œuvres de maîtres plus connus de la même époque comme Palestrina et William Byrd.

Dimanche soir, à la Cathédrale Sainte Marie, ils ont chanté pour la deuxième fois à Portland. Leur programme était consacré au compositeur dont ils ont emprunté le nom, Thomas Tallis, en l'honneur de ce que l'on pense être le 500 ème anniversaire de sa naissance, en 1505.

Consistant en quatre pièces de Tallis encadrées par deux œuvres de John Taverner et deux de William Byrd, afin de représenter respectivement la génération d'avant et celle d'après, ce programme finement composé traversait un demi siècle particulièrement agité au cours duquel la musique dut s'adapter à des conflits politiques et religieux. Les préférences et affinités des monarques dans le domaine religieux ont influencé à l'époque les trois compositeurs. De Henry VIII à Elizabeth 1 ère, la musique de l'Eglise romaine subit des transformations profondes et passa du registre ample et fleuri à celui d'œuvres remarquablement concises, expressives et efficacement rhétoriques.

Le plus novice d'entre nous ne pouvait manquer de percevoir la douleur insondable des "Lamentations de Jérémie", dans la version qu'en offrait lesTallis Scholars, ni de reconnaître le talent avec lequel il mettait en valeur jusqu'aux lettres hébraïques qui préfaçaient chacune des sections, comme autant de joyaux de la polyphonie.

Les Tallis Scholars, meilleurs interprètes de ces œuvres, avec cette qualité de son si pure et si belle, échappent à toute critique. Chacun des dix membres du groupe est un chanteur extraordinaire : leurs voix sont souples, leurs intonations sans défaut, leur harmonie d'un raffinement extrême. Ils ne cherchent pas à faire des effets de diction comme le font d'autres chœurs -particulièrement dans des passages de chants à la texture riche-, quand seules émergent intactes les voyelles de mots comme "Sanctus". Leur phrasé sensible et l'attention qu'ils portent au détail leur permettent de transmettre la plus belle expression musicale, à défaut du texte lui-même. Une fois que l'oreille s'est faite à leurs subtilités, l'effet produit est très émouvant. C'était le cas dimanche.

D'après les notes érudites figurant dans le programme rédigées par Sally Dunkley, une soprano qui fit longtemps partie de cet ensemble, William Byrd, catholique convaincu, croyait que lorsque l'on pense au divin, la musique vient tout naturellement à l'esprit , pour peu que l'on ne soit ni indolent ni inerte.

Une certaine ironie mêlée de tristesse ne pouvait échapper aux auditeurs, compte tenu de l'histoire de la musique entendue dimanche. Dans un contexte qui n'était pas liturgique, en présence de laïcs, ce groupe s'employait à conserver certains des plus grands trésors du patrimoine catholique. Pendant ce temps, des églises catholiques, à travers le monde, après avoir jeté aux oubliettes ces mêmes trésors une génération plus tôt, célèbrent la messe aux sons d'une musique désespérément monotone dont le seul avantage est qu'on l'oublie facilement. Devant une telle situation, les mots de William Byrd nous reviennent à l'esprit : " Vois, Seigneur, comme la cité pleine de richesse est devenue désolation".

 

 




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