
Sous ce nom générique, qui regroupe souvent tous les membres de la famille des violes, la viole de gambe est en fait un de ces instrument.
Elle apparaît au XVI e siècle et restera au répertoire durant une bonne partie du XVIII e siècle.
Il semblerait qu’elle soit issue d’un instrument très en vogue à la cour d’Espagne, vers la fin du XV e siècle.
Dès 1502, on la trouve pratiquée à la cour d’Este, de Ferrare, puis un peu plus tard, en Angleterre et en Allemagne, avant qu’elle n’atteigne la France.
Pratiquée en ensemble (ou en
Consort, chez les anglais), elle fait les délices du XVII e siècle. Mais avec l’apparition de la famille des violons, la défection du public se fait sentir, même si en France, la bataille fait rage jusqu’au milieu du XVIII e siècle, déclenchant polémiques et pamphlets. Nous pouvons dater le début de ce déclin avec la mort de Marin Marais, soit 1728.
Et malgré un sursaut offert par la publication de l’œuvre de Jean Baptiste Forqueray, la viole de gambe est abandonnée au profit du violoncelle.
La viole de gambe fait partie de la famille des viole. C’est donc un instrument à archet, muni de six cordes et de sept frettes en boyau. Elle possède, comme toutes les violes, un dos plat, des épaules tombantes, des éclisses profondes, des ouïes en C, un chevillier sculpté. La table et le dos ne débordent pas sur les éclisses.
La caisse mesure environ 75 cm. La viole de gambe se pratique instrument tenu entre les jambes. Les cordes, souvent fines et en boyau – seules les trois plus graves sont filées –, n’infligent pas de tension excessive sur l’instrument (ce qui explique le son moins puissant).
Il est à remarquer que, dès la seconde moitié du XVIII e siècle, de nombreuses violes de gambe furent transformées en violoncelle.